Vous semblez être localisé(e) en <country>

Rendez-vous sur votre site TENA pour des informations locales.

Langue
EN | FR |  AR

Ce que vous devriez savoir sur la rétention d’urine

La rétention d’urine est quand la vessie ne parvient pas à se vider complètement, voire pas du tout. Après la miction, une vessie en bonne santé est complètement vidée (un volume inférieur à 50 ml est normal). Les muscles de la vessie rendent cela possible en se contractant, tandis que les muscles situés autour de l’urètre s’ouvrent pour vider la vessie. Néanmoins, si la vessie ne peut se contracter, car les muscles de la vessie sont affaiblis ou une obstruction entrave le flux d’urine, une urine résiduelle reste dans la vessie. Cela peut entraîner différents symptômes comme des mictions fréquentes, un flux d’urine faible et la sensation de ne pas parvenir à vider complètement sa vessie.
Patient et médecin discutant des solutions TENA
This is Overlay text Default Value

Qu’est-ce que l’urine résiduelle dans la vessie ?

Si le processus naturel de vidange de la vessie est entravé, de l’urine reste dans la vessie. L’urine résiduelle permet aux bactéries et aux germes de s’y attacher et proliférer plus facilement. Cela augmente le risque d’infection urinaire.

Quels sont les symptômes d’une rétention d’urine lors d’urine résiduelle ?

Dans les cas extrêmes, la miction est impossible, on parle alors de rétention d’urine aigüe – cette affection doit être traitée immédiatement. Les symptômes incluent une incapacité soudaine à uriner (même si la vessie est pleine) et des douleurs ou un inconfort importants. Si la personne n’est pas traitée à temps, l’urine résiduelle risque de remonter de la vessie vers les reins et d’endommager les reins. La rétention d’urine aigüe est potentiellement mortelle. La rétention d’urine aigüe nécessite des soins médicaux immédiats et un sondage urinaire est généralement nécessaire pour vider la vessie. Alors, si vous remarquez un ou plusieurs des symptômes énoncés plus haut, consultez un médecin immédiatement.  
 
La rétention d’urine chronique, néanmoins, n’est généralement pas douloureuse.
 
Cette pathologie évolue et empire au fil du temps, la vessie devenant progressivement moins efficace pour se vider complètement lors de la miction. Plus la quantité d’urine résiduelle augmente dans la vessie, plus elle grossit. Cela peut entraîner un inconfort et des symptômes. Comme la vessie est remplie au-delà de sa capacité, elle se distend et le mécanisme de fermeture ne parvient pas à résister à la pression, ce qui entraîne des fuites. Des gouttes ou une envie fréquente d’uriner peuvent être des symptômes d’incontinence urinaire par regorgement.
 
Les symptômes de la rétention d’urine chronique avec urine résiduelle varient selon les personnes, mais peuvent inclure :
  • Mictions fréquentes, plus de 8 fois par jour
  • Incontinence par impériosité – besoin soudain et pressant d’uriner et ne pas toujours parvenir aux toilettes à temps
  • Besoin soudain et pressant d’uriner, sensation de vessie pleine, puis uriner seulement en très petites quantités
  • Sensation de devoir aller aux toilettes quand vous venez d’y aller
  • Se réveiller plus de deux fois la nuit pour aller aux toilettes
  • Difficulté à amorcer le flux d’urine
  • Flux d’urine faible ou interrompu
  • Gouttes
  • Sensation d’inconfort ou d’augmentation de la pression au niveau du bas-ventre
  • Nécessité de pousser ou efforts conscients pour vider la vessie complètement
Les deux formes de rétention d’urine nécessitent de consulter un médecin. En cas de pathologie aigüe, une intervention immédiate est nécessaire. 

Quelles sont les causes de la rétention d’urine ?

La rétention d’urine peut résulter de :
  • obstruction de l’urètre (causée, p. ex., par un prolapsus ou une hypertrophie de la prostate) ; 
  • muscles de la vessie affaiblis (dus, p. ex., à des lésions nerveuses ou une maladie ou un effet secondaire possible de certains médicaments).

Différentes causes chez les hommes et les femmes – y compris chez les personnes âgées

La rétention d’urine survient principalement chez les hommes. Ceci est dû au fait qu’une hypertrophie de la prostate peut entraîner une obstruction qui limite le flux d’urine et empêche ainsi la vessie de se vider complètement. Chez les femmes, les tissus affaiblis, étirés ou endommagés peuvent entraîner un prolapsus (cystocèle) et un déplacement de la vessie. Les prolapsus graves de la vessie peuvent entraîner une obstruction des voies urinaires. À l’accouchement, il existe un risque temporaire de rétention d’urine. C’est pourquoi la sage-femme vérifie que la vessie est vidée régulièrement pour éviter les problèmes. 
 
De nombreuses personnes âgées souffrent de muscles de la vessie affaiblis. La personne a alors du mal à uriner et ne parvient pas à vider sa vessie correctement. Une urine résiduelle de moins de 100 ml est généralement acceptable chez les personnes de plus de 65 ans – chez les personnes plus jeunes, cette quantité est anormale. 
 
Les difficultés à vider la vessie peuvent également être causées par des calculs vésicaux ou rénaux coincés dans l’urètre ou la vessie, bloquant alors le flux d’urine. La migration de ces calculs entraîne généralement des douleurs dans le bas-ventre et les reins, permettant un diagnostic rapide. Une obstruction peut être également liée à un rétrécissement de l’urètre (sténose urétrale), qui peut être congénitale ou causée par l’utilisation fréquente d’un cathéter.

Troubles neurologiques de la vessie

Si les nerfs qui contrôlent la vessie sont endommagés par des blessures ou une maladie, cela peut affecter le contrôle de la vessie et entraîner une rétention d’urine. Le diabète, la sclérose en plaques ou des lésions de la moelle épinière sont des exemples qui peuvent entraîner des difficultés à vider la vessie et donc un risque d’urine résiduelle.

Médicaments et chirurgie

Certains médicaments utilisés pour traiter une maladie peuvent avoir des effets secondaires qui peuvent affecter la vessie et parfois causer une rétention d’urine. La rétention d’urine peut également se produire à la suite d’une opération chirurgicale. Le personnel soignant doit toujours s’assurer que la vessie se vide correctement après une opération chirurgicale. En effet, les antalgiques peuvent avoir des effets sur la vessie qui entraînent des difficultés à la vider. Ce type de rétention d’urine postopératoire devient particulièrement problématique quand une perfusion entraîne une pénétration importante de fluides dans le corps et qu’aucune urgence urinaire n’est ressentie en raison des effets anesthésiants des médicaments.

Diagnostic et traitement de la rétention d’urine

L’urine résiduelle est diagnostiquée par sondage ou en utilisant une échographie ou une ultrasonographie de la vessie pour montrer un volume anormal d’urine résiduelle après la miction. Une intervention peut alors être requise pour éliminer l’obstruction.  En fonction de la cause, votre médecin choisira l’option de traitement la plus adaptée. Par exemple, si un homme souffre d’une hypertrophie de la prostate, une opération de chirurgie de la prostate est la meilleure option – des médicaments pourront également être prescrits. Les calculs urinaires et autres obstructions devront également être éliminés, et les prolapsus peuvent être corrigés grâce à la chirurgie. Les exercices pour le plancher pelvien sont souvent recommandés pour lutter contre l’affaiblissement du périnée et éviter ainsi les prolapsus. Parfois, la technique de sondage intermittent peut être une alternative – en utilisant un cathéter jetable pour vidanger la vessie de manière artificielle à intervalles réguliers.

TENA peut vous offrir le soutien dont vous avez besoin

La rétention d’urine et l’urine résiduelle dans la vessie peuvent être traitées de différentes manières. Néanmoins, guérir et éliminer complètement la cause et les symptômes n’est pas toujours possible. Votre médecin sera heureux de vous aider et ensemble, vous trouverez la solution pour tous vos besoins. Les produits TENA offrent aux personnes souffrant de fuites urinaires le soutien dont ils ont besoin. Ainsi, même lors d’une possible incontinence, les personnes peuvent bénéficier de la même qualité de vie.

Contrôlé par Josefine Grandin, infirmière et urothérapeute, 26/02/2020

<< Retour aux articles